Différences entre art-thérapie, médiation artistique et atelier d’art

Trois appellations pour trois pratiques bien différentes.
Art-thérapie:
L’art-thérapeute travaille dans le champs de la souffrance psychique. En art-thérapie, le bricolage au sein de la séance est éphémère. Il n’y a pas d’exposition, pas d’enregistrement ni de spectacle. L’art-thérapeute confectionne des dispositifs qui permettent au patient d’utiliser des outils artistiques mais il n’y a pas de production d’objet (dispositif lumineux, installations, encres dans l’eau, réalité virtuelle ou encore land’art, chaque art-thérapeute ses dispositifs).
C’est la rencontre et la relation entre le patient et l’art thérapeute qui sont au cœur du processus de soin (relation transfert et contre-transfert analysée en supervision).
L’art-thérapeute est diplômé en art-thérapie (diplôme universitaire ou certificat d’état).
En art-thérapie un cadre préservé et intime est primordial.
Médiation artistique:
En médiation artistique, c’est la relation à l’objet qui est prépondérante. Le médiateur artistique est d’ailleurs interchangeable (l’art-thérapeute ne l’est pas). En médiation cependant, même si le cadre n’est pas « thérapeutique » à proprement parler, l’accueil des personnes reste spécifique. Les outils artistiques sont là pour faciliter l’expression singulière de chacun. La médiation utilise l’art pour se mettre au service d’un projet souvent plus global et social.
Atelier d’art:
On peut différencier l’art-thérapie et la médiation artistique de l’atelier d’art qui lui, comprend des objectifs davantage techniques et esthétiques. Les personnes se mettent au service d’un projet artistique individuel ou collectif. Il y a souvent une intention de résultat et de rencontre avec un public.
Il est important de ne pas confondre ces pratiques qui sont très différentes. Lorsque le cadre professionnel est clairement défini, les interventions sont souvent davantage pertinentes que ce soit pour les participants, les intervenants et les commanditaires de l’intervention.
Photographie: Florent Forestier